Le lièvre et le lapin

J’ai soumis récemment à mon audience via mon compte Instagram perso un sondage. Ces derniers devaient choisir entre un lièvre et un lapin. A l’issue de leurs réponses, je leurs ai partagé ceci. Une fable de ma plume.

Christophe Amos

Un jour d’hiver, un lièvre malingre, chétif et affamé vint rôder au abord de l’enclos à lapin. Il y vit un lapin et lui demanda :
Le lièvre : lapin aurais tu des restes de nourritures, la saison est rude et il est difficile de trouver de quoi se nourrir.
Le lapin prit le lièvre en pitié.

Le lapin : lièvre, tu me sembles très affaibli. Rapproche-toi de l’enclos, je vais te trouver de quoi te sustenter. Le lièvre se rapprochant prit soigneusement ses précautions afin de ne pas se retrouver dans l’enclos.
Le lièvre : Mais dis moi, vous ne manquer de rien ici.
Le lapin : En plus de l’enclos, où la nourriture nous est offerte à foison, nous disposons de clapier robuste, suspendu où nous sommes en sécurité. Nous sommes choyés, protégés, nourris et soignés. Un sort que beaucoup nous envient.
Le lièvre : Il est vrai que beaucoup vous envient. Et il m’arrive aussi de vous envier. Néanmoins, j’apprécie pleinement ma vie même si fréquemment, je vis avec la peur de me faire manger, chasser, capturer, écraser, j’en passe et d’autres…
Le lapin : En effet, il s’agit là d’une vie pleine de risques et de danger. Chaque nouvelle journée est une question de survie. Çà doit être usant cette vie sans aucune certitude pour le lendemain.
Le lièvre : il est vrai qu’une vie d’aventure, une vie où l’on rencontre d’autres contrées, d’autres vallées, d’autres prairies, d’autres espèces, d’autres couleurs, senteurs, goûts peut faire peur. Et toi sinon, de quoi as-tu peur ? Demanda-t-il au lapin tout en continuant de manger l’intégralité des restes qui lui étaient proposés.
Le lapin : Et bien de pas-grand-chose mon ami, l’enclos et les clapiers garantissent une grande sécurité donc pas de crainte des prédateurs. La nourriture ne manque jamais. Par contre ma plus grande crainte, ce sont les maladies. Nous vivons en nombre dans nos clapiers.
Le lièvre : Tu ne vis pas seul dans ton clapier ?
Le lapin : Nous sommes entre 3 et 6 par clapiers et dans l’ensemble les choses se passent bien. Nous sommes traités avec des piqûres et des poudres difficiles à avaler. Mais bon dans l’ensemble, c’est supportable.
Le lièvre : Et toi alors ?
Le lapin : Pour moi, ça va. Je suis dans le clapier des anciens, on est 2, tous confort la totale.
Le lièvre : Et que deviennent vos anciens ?
Le lapin : ils partent avec nos maîtres et nous ne les revoyons plus.
Une fois repus, le lièvre conclut.
Le lièvre : Encore un grand merci pour cette collation fort généreuse que tu m’as offert là. Je ne saurai pas te dire laquelle de nos vies est la meilleure. Je retiendrai que la tienne a un mérite, celle de connaître l’ensemble de son cheminement jusqu’à son destin funeste dès le départ. Alors que la mienne est bien plus aléatoire. Et je crois au plus profond de mon âme que j’ai plus de chance de repasser à l’enclos pour la saison prochaine que de t’y trouver.
Ressentant une vibration du sol plus intense qu’à la normale, le lièvre comprit le danger approcher et prit la fuite. Une fois hors de danger, il vit un homme se rapprocher du clapier des anciens.

Post instagram @christopheamos

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