Mauvaises nouvelles : première source d’anxiété.

On connaît tous quelqu’un qui prend un malin plaisir à vouloir être le premier à nous annoncer une mauvaise nouvelle, si bien qu’à terme, il finit par être qualifié « chat noir ». Et bien évidemment nous sommes tous plus ou moins friand d’informations que nous qualifions tous de croustillantes. Par association d’idée, je vais essayer d’expliquer pourquoi les mauvaises nouvelles sont sujettes au pessimisme voir à la déprime.

Bon soyons sincère, il faut que l’on admette que nous avons presque tous une fâcheuse tendance à être très attiré par les mauvaises nouvelles, les racontars, les commérages, les ragots et autres. Si l’on ajoute à cela Internet, les réseaux sociaux, les chaînes d’information continue, la publicité, le cinéma…
En gros ce que l’on appelle communément les Médias Mainstream comprenez les média dominant. Il ne serait pas présomptueux de reconnaître que cette tendance nous expose à de multiples sources d’angoisses.

Selon vous, comment appréhender une journée lorsque dès son commencement, on attaque avec les infos à la radio. Je vais faire plus simple, en terme de mauvaises nouvelles, dans une journée ordinaire, on peut apprendre la réalisation d’un acte terroriste meurtrier dans un pays lointain, suivi d’une catastrophe écologique dans un autre pays. La croissance des chiffres du chômage suivi du chute du cours de la bourse, du manque de moyens des services publique ainsi que des actes d’incivilité dans nos villes, dans nos écoles.

Si vous ajoutez à cela le collègue qui en arrêt maladie, le service informatique qui ne pas réparer la panne que vous rencontrez sur votre poste de travail. Les embouteillages, les transports en commun et j’en passe et des meilleurs.
J’ose imaginer l’état de stress dans lequel certains peuvent se trouver après d’une journée de travail. Et j’avais oublié aussi le petit mot sur le carnet de correspondance que votre enfant essaye de vous dissimuler.

Alors je ne sais pas si je vais vous apprendre quelque chose, mais toutes ses mauvaises nouvelles sont des sources réelle et sérieuse d’anxiété et de stress. Malheureusement, nous ne pouvons pas nous en passer, et cela, tout sachant que les conséquences de ce type de nouvelles nous nuisent.
Vous pourrez constater dans les magazines de santé que très souvent, il est évoqué les maladies dites « des nerfs ». On parle ici de maladies du type, troubles digestifs (ulcères, colopathie), trouble cardio-vasculaire (infarctus, hypertension), dépression nerveuse…
Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, bien évidemment…
Et nous savons tous qu’il est préférable de garder à distance tout éléments susceptible de porter préjudice à notre état de santé.

Mais pourquoi sommes-nous si réceptifs aux mauvaises nouvelles ?
Eh bien, figurez-vous que nous ne l’avons pas choisi, c’est inscrit dans nos gènes.
Et oui, vous m’avez bien compris. Il faut remonter jusque dans nos gènes pour comprendre cette histoire, il faut remonter aux hommes premiers, aux chasseurs-cueilleurs, remonter à Sapiens sapiens pour comprendre notre attirance quasi-instinctive aux mauvaises nouvelles.
Notre cerveau est un détecteur de menaces.

Notre attirance aux mauvaises nouvelles et dû au fait que nos ancêtres, ce dont nous descendons ont dû dans leur temps se protéger des menaces extérieures, clans ennemis, prédateurs, feu de forêt, catastrophes climatiques, etc. Imaginez-vous à cette époque une mauvaise nouvelle était un moyen d’avertir l’ensemble du clan afin de l’avertir des catastrophes à venir. Ainsi, le stress qui est produit par la mauvaise nouvelle à une nécessité. Il a pour rôle de mettre en branle toutes les ressources et énergies nécessaire à la survie, comprenez combattre ou fuir. 

Durant des millénaires l’homme a toujours priorisé la mauvaise nouvelle soit ce qui pouvait lui porter préjudice. Les bonnes nouvelles peuvent attendre.
Rappelez-vous la réaction de vos parents lorsqu’il recevait votre bulletin scolaire. Le huit en français avec bien plus d’incidence que le 13 en géographie.
La priorité de Sapiens n’est pas la bonne nouvelle et nous sommes Sapiens.
Le problème est que ce type de médias partage le même canal de diffusion que les chaînes de divertissement. Alors malheureusement elle aussi elle doit faire usage des mêmes méthodes. C’est-à-dire ajouter le plus fréquemment possible des doses d’émotionnel et de sensationnel. Et pourtant, en matière d’information, il serait de bonne à loi de privilégier la neutralité.

Mais en terme de mauvaise nouvelle, le point sur lequel je veux faire le focus est notre rapport aux chaînes de diffusion d’information en continu.

J’ai évoqué dans un premier temps le type de mauvaises nouvelles que l’on peut recevoir dans notre cercle intime.
Maintenant, je voudrais aborder la question des Breaking News.
En parlant de Breaking News, je parle de ses chaînes d’information en continu qui ne cesse de nous déverser leurs flots d’images sans aucune autre intention que de nous maintenir captif.
Pas besoin de les citer, vous savez très bien à qui je fais référence. La presse écrite, internet et réseaux sociaux ne sont pas en reste. Eux aussi contribue pleinement à ce grand maelström médiatique. 

Après l’économie, la politique, la justice, l’information n’est elle pas le 4ème pouvoir ?

Ainsi, non seulement, les programmes à valorisation négative nous affectent. Mais ils sont également susceptibles d’exacerber nos propres inquiétudes et angoisses personnelles. Ces programmes nuisent à notre bien-être personnel, en noircissant la perception du monde qui nous entoure ils ont de fait une influence négative sur la perception que nous nous faisons nos préoccupations personnelles.
On appelle ça en psychologie le biais de négativité.
Nous sommes davantage marqués par les expériences négatives que par les expériences positives, nous priorisons les informations négatives aux informations positives, car de ces informations négatives des enseignements essentiels à notre survie peuvent être acquis. En effet, ce sont les informations qui nous apportent un désagrément qui marquent nos esprits et qui sont mémorisées à long terme et parfois sans terme. À l’inverse, nous avons tendance à oublier les bons souvenirs ou toutes les fois où les choses se sont bien passé et donc à moins les considérer dans nos raisonnements. Quand les expériences agréables ou positives s’accumulent et qu’on s’y habitue.

Regarder, échanger de façon régulière des informations négatives sous toutes ses formes nous amène à penser le monde pire qu’il ne l’est réellement pas. Ce qui à terme nous disposent à être plus réceptif aux mesures fortes d’ordre public ou tout simplement à autorité, voir l’autoritarisme.

Selon vous, pourquoi ? Qu’il s’agisse de leader politique, d’entraîneur de foot, ou de simple manager, ces derniers font un usage systématique des termes guerriers ?
Notre combat ; pour le politique
Mener une contre-attaque ; pour l’entraîneur
Exploser nos chiffres ; pour le manager

Parce que tout comme nos médias Mainstream, parfois, il nous arrive de déclencher le biais de négativité par notre communication pour pouvoir susciter de l’attention et de la concentration de nos interlocuteurs. Nous usons de façon excessive de superlatif comme scandaleux, catastrophique, inadmissible. Le tout pour accentuer la dramaturgie de notre propos. Avec pour finalité inconsciente de stimuler les hormones du stress nécessaire à attiser la combativité de nos interlocuteurs.
Il existe plusieurs hormones que l’on peut corréler au stress, l’adrénaline, l’ocytocine, le cortisol et j’en passe.

La plus connue est l’adrénaline. Mais j’aimerais partager avec vous les caractéristiques singulières du cortisol. L’adrénaline a pour rôle principal de mobiliser notre énergie disponible afin que l’on puisse faire un usage optimum de nos sens. Ensuite interviens le cortisol qui lui a pour rôle de transformer la graisse du corps en sucre. Ce sucre qui servira ensuite à alimenter les muscles qui en auront besoin, les muscles des jambes en cas de fuite par exemple. Et pour que cette petite machine fonctionne, le corps devient temporairement résistant à l’insuline (hormone régulant la quantité de sucre dans le sang) afin que le maximum d’énergie soit mis à disposition des muscles sollicités.
Sinon hors stress, le cortisol contribue à maintenir l’équilibre énergétique de notre organisme tout au long de la journée.
Et maintenant demandez vous pourquoi l’on recommande aux gens sujet au stress, de déconnecter, de faire de la méditation, du yoga, de faire du sport ?

Parce qu’ils sont des nécessaires à notre bien-être.
Parce que les mauvaises nouvelles ont pour conséquence de dramatiser notre perception du réel, d’augmenter notre propension à nous sentir victimes, de réduire notre inclination à la confiance en soi comme à autrui. 
Le corps n’est pas en reste, l’accumulation de cortisol peut être néfaste à notre état de santé général. N’hésitez pas à vous renseigner sur le cortisol via Internet et vous découvrirez par vous-même les conséquences de la production du cortisol en excès.

Bon vous l’aurez compris, le problème avec l’être humain, c’est que très souvent ce modèle se répète. 
La mauvaise nouvelle est comme beaucoup de chose un mal nécessaire dont il faut faire usage à bon escient et avec parcimonie. Et comme nous avons vu notre disposition naturel à y être addict, il ne tient qu’à nous de ne pas y céder.

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